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Les protocoles diabète
du Réseau de Santé Paris-Nord:

Quelle activité physique pour les diabétiques de type 2?

Ce protocole a été révisé pour la dernière fois le 07 /07/2006 .

I – UN BENEFICE DEMONTRE

Le niveau habituel d’activité physique est de plus en plus reconnu comme facteur déterminant de l’état de santé des individus et des populations. De façon très générale et indépendamment de l’âge et de la corpulence, la pratique régulière d’une activité physique d’endurance est associée à une réduction du risque de mortalité totale (toutes causes confondues), de maladie cardio-vasculaire et en particulier de maladie coronaire et de certains cancers (colon).

L’effet protecteur de l’activité physique sur la morbi-mortalité cardio-vasculaire pourrait s’expliquer par la prévention et/ou la correction des anomalies du syndrome pluri-métabolique. En effet, il a été montré que l’activité physique régulière diminue la graisse intra-abdominale, augmente la sensibilité à l’insuline, améliore le profil lipidique et thrombotique et diminue la pression artérielle.

Par ailleurs, la pratique d’une activité physique, même modérée, diminue l’incidence du diabète de type 2 dans la population générale et chez les sujets présentant une intolérance au glucose. A côté du rôle préventif de l’activité physique, il existe de nombreuses données démontrant son efficacité dans le contrôle glycémique des patients diabétiques de type 2, et dans le maintien d’une perte de poids induit par un régime.

L’activité physique doit donc faire partie du projet thérapeutique du patient ayant un diabète de type 2. La pratique de l’auto-contrôle glycémique est ici très utile pour démontrer au patient l’efficacité hypoglycémiante de l’activité physique d’endurance. Si nécessaire, grâce à l’auto-surveillance, le malade peut moduler l’intensité de ses efforts physiques pour corriger une hyperglycémie.

II – NECESSITE D’UNE EVALUATION MEDICALE

La mise en route d’une activité physique peut être dangereuse chez certains patients diabétiques, en révélant ou aggravant une insuffisance coronaire ou en provoquant ou en aggravant une lésion du pied. Une évaluation médicale est donc indispensable avant toute prescription d’activité physique.

Elle repose sur :

III – PRESCRIPTION D’UNE ACTIVITE PHYSIQUE CHEZ LE PATIENT DIABETIQUE DE TYPE 2

La reprise d’une activité physique régulière repose avant tout sur des mesures simples de lutte contre la sédentarité. Il faut encourager la marche et les promenades, le jardinage, le bricolage, le ménage, l’utilisation des escaliers à la place des ascenseurs, les transport en commun ou les déplacements à pied plutôt que la voiture personnelle, la réduction du temps passé devant la télévision.

La prescription proprement dite de l’activité physique a fait l’objet de recommandations récentes :

En pratique, la prescription d’un programme d’activité physique nécessite d’expliquer au patient l’auto-détermination de la fréquence cardiaque. Ces recommandations sont difficiles à mettre en œuvre dans la mesure où nous ne disposons pas à l’heure actuelle de structure spécifique permettant de prescrire et de contrôler un programme d’activité physique.

IV – PREVENIR L’HYPOGLYCEMIE

Chez les patients traités par sulfamides hypoglycémiants, il faut réduire ou arrêter le traitement correspondant à la période d’activité physique afin d’éviter le risque d’hypoglycémie.

En cas de survenue d’une hypoglycémie, l’arrêt de l’activité musculaire est obligatoire et le resucrage (15 g de glucides) immédiat. La quantité de glucides nécessaire à la poursuite de l’exercice devra être rajouté en prévention d’une hypoglycémie récidivante. En présence d’une hypoglycémie sévère provoquée par un sulfamide hypoglycémiant, le glucagon est contre-indiqué, ce qui nécessite l’injection intra-veineuse de glucose à 30 %. Une hypoglycémie peut survenir à distance d’une activité sportive. Il est donc recommandé, lorsque l’exercice est pratiqué l’après-midi, de réaliser une glycémie capillaire au coucher afin de savoir si une collation glucidique est nécessaire pour prévenir une hypoglycémie nocturne, possible après une activité sportive importante et prolongée.

En conclusion, l’activité physique fait partie du traitement du diabète de type 2 mais le patient doit bénéficier d’un bilan correct et de conseils personnalisés et adaptés à l’activité physique souhaitée. L’activité physique doit être intégrée autant que possible à la stratégie de l’auto-contrôle glycémique.

Des associations locales de diabétiques proposent des activités récréatives adaptées, le week-end ou sous forme de stage (renseignements soit à l’Union Sport et Diabète, 58 rue Alexandre Dumas – 75544 PARIS cedex 11 – Tel. 01 40 09 24 25, soit à l’association Randonnée et Diabète, contact Danièle Yung, 6 chemin des Groux - 78250 Mézy-sur-Seine – tél.01.30.22.25.15 – site web : http://randonnee.diabete.free.fr ).

RESUME

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