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Ce protocole a été révisé pour la dernière fois le 07 /07/2006 .
L’auto-surveillance glycémique ne doit pas être recommandée de principe pour le suivi du diabète de type 2 traité par le régime et/ou les hypoglycémiants oraux, car son intérêt dans cette indication n’est pas actuellement démontré (grade B).
L’auto-surveillance glycémique est cependant utile, a priori à titre temporaire, pour les 3 indications suivantes (accord professionnel) :
Une auto-surveillance glycémique régulière est nécessaire chez le diabétique de type 2 traité par insuline (grade B) .
Rappel : Grade A = prouvé - Grade B = probable - Grade C = possible - Pour le reste = accord professionnel
La simple prescription d’une auto-surveillance glycémique n’impliquant pas de décision thérapeutique immédiate pour le patient semble effectivement d’un intérêt limité, en réalité fonction de la stratégie adoptée spontanément par le patient. Les patients adoptant une stratégie de résolution de problème passeront d’eux même spontanément à l’auto-contrôle. L’auto-surveillance sera par contre vite abandonnée par les patients ayant une stratégie d’évitement et elle sera vécue comme inutilement angoissante pour les patients ayant une stratégie émotionnelle.
Le passage de l’auto-surveillance à l’auto-contrôle glycémique suppose de définir avec le patient :
La prescription doit donc être individualisée fonction du patient, des objectifs et du traitement.
Lorsqu’il dépasse les objectifs, le malade doit essayer de modifier son alimentation et/ou augmenter son activité physique en contrôlant plus fréquemment ses glycémies capillaires. Si les résultats restent au dessus des normes fixées, le patient doit consulter le médecin généraliste responsable du suivi, pour discuter de l’instauration ou de l’augmentation de la posologie des hypoglycémiants oraux.
Un carnet de surveillance spécifique du diabète de type 2 sera systématiquement proposé au patient. Il pourra noter sur ce carnet non seulement ses résultats glycémiques, mais également son traitement, son activité physique, ses écarts diététiques en plus ou en moins, ses chiffres de pression artérielle, ses taux de cholestérol, triglycérides HDL, sa créatininémie, son poids et les examens du fond d’œil.
Idéalement, le malade doit pouvoir choisir entre 2 ou 3 appareils après les avoir utilisés lui-même et après avoir été informé par les professionnels des avantages et des inconvénients de chaque appareil. Lors de la formation initiale collective et des ateliers ultérieurs de formation, l’auto-contrôle glyémique doit être systématiquement réévalué en groupe (un patient montre sa technique, les autres l’évaluent).
Dans le cadre du réseau, il serait souhaitable que les praticiens puissent prêter aux patients un lecteur de glycémie afin que la décision de la prescription soit prise après un temps d’expérimentation et de discussion sur l’intérêt de l’auto-contrôle glycémique.
On demandera au patient de vérifier la fiabilité de ses résultats lors de prises de sang simultanées pour dosage de la glycémie, on s’assurera de la bonne technique de mesure et de l’entretien correct de l’appareil de lecture. En cas de discordance entre le dosage de l’HbA1c et l’auto-surveillance glycémique et/ou les glycémies dosées au laboratoire, on fera part de cette discordance au patient en lui demandant de repérer, grâce à l’auto-surveillance, les glycémies élevées de la journée. Il est en effet essentiel que l’auto-surveillance glycémique ne se transforme pas en « carnet de notes scolaires », mais soit un outil utile pour le patient pour ses prises de décisions thérapeutiques immédiates comme pour le dialogue avec le soignant sur les adaptations thérapeutiques éventuelles.