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Ce protocole a été révisé pour la dernière fois le 07 /07/2006 .
Il faut distinguer :
Rappelons que la diminution d’un point d’HbA1c entraîne sur 10 ans, une diminution relative d’environ 30 %des complications de microangiopathie (glomérulopathie, rétinopathie, neuropathie) et de 10 % des complications de macroangiopathie (essentiellement insuffisance coronaire).
Rappelons qu’en cas de microangiopathie évolutive, il faut optimiser le traitement anti-hypertenseur en cherchant à obtenir une pression artérielle inférieure à 130/80 mm Hg, en utilisant prioritairement des IEC (et souvent l’association synergique IEC + diurétique).
La prévention de la macroangiopathie passe par une optimisation thérapeutique de l’ensemble des facteurs de risque cardio-vasculaire (PA < 140/80 mm Hg – LDLc < 1,30 g/l – HDL > 0,40 g/l – Tg < 1,50 g/l – arrêt d’une intoxication tabagique).
A HbA1c identique, le bénéfice est plus important avec la Metformine, qui mérite donc d’être prescrite en première intention, notamment chez les sujets en surpoids (ANAES – AFSSAPS). L’association Metformine – sulfamides hypoglycémiants à faibles doses est sûrement plus logique que la monothérapie par sulfamides hypoglycémiants à doses maximales. L’institution d’une insulinothérapie justifie le maintien de la Metformine en l’absence de contre-indication.
En prévention secondaire, l’insulinothérapie semble bénéfique sur le plan cardio-vasculaire. Toutefois, il importe d’éviter une insulinothérapie mal conduite susceptible de favoriser une prise de poids importante sans entraîner de bénéfice significatif sur l’équilibre glycémique significatif. En cas d’échec de l’insulinothérapie au coucher associée aux hypoglycémiants oraux dans la journée, il faut envisager une insulinothérapie par multiples injections quotidiennes justifiant le plus souvent une hospitalisation.
On peut dans ce cas se contenter de glycémies à jeun inférieures ou égales à 2 g/l et d’une HbA1c inférieure ou égale à 9 % (du moins si cela est justifié par l’existence d’un risque hypoglycémique iatrogène important). Si ces valeurs sont dépassées de façon régulière, il faut recourir à l’insulinothérapie, réalisée si nécessaire par une infirmière à domicile. En effet, une hyperglycémie prolongée (supérieure à 2 g/l avant les repas) comporte un risque infectieux non négligeable.
Rappelons que l’Ozidia ®, Glipizide LP, est contre-indiqué chez les sujets âgés de plus de 65 ans en raison du risque hypoglycémique.
Au cours de la grossesse, les hypoglycémiants oraux sont contre-indiqués et doivent être remplacés par l’insuline. L’équilibre glycémique doit être optimum avec au moins 6 contrôles glycémiques par jour (avant et 2 heures après chaque repas) avec pour objectif une glycémie pré-prandiale inférieure à 0,90 g/l, une glycémie post prandiale 2 heures après le début du repas inférieure à 1,20 g/l, une HbA1c normale. Cet équilibre doit être obtenu avant la conception.
Il importe donc chez toute femme diabétique de type 2 en âge de procréer, de s’enquérir de la contraception et du souhait et/ou de la possibilité de grossesse afin de fournir une information adaptée (comme pour les jeunes femmes diabétiques de type 1).
Ce sont des objectifs limités partiels portant non seulement sur les paramètres biologiques mais aussi et surtout sur les changements comportementaux, par exemple :
Ces objectifs doivent être négociés avec le patient, être précisément quantifiés et faire l’objet, chaque fois que possible, d’un contrat thérapeutique au mieux écrit.