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Les protocoles diabète
du Réseau de Santé Paris-Nord:

Comment favoriser l'observance dans le diabète de type 2?

Ce protocole a été révisé pour la dernière fois le 07 /07/2006 .

I – UN CONSTAT

Ces chiffres sont à peu près voisins pour toutes les maladies chroniques. La première conclusion que nous devrions en tirer est que les diabétiques sont des gens normaux !

II – UNE REALITE OCCULTEE

La non observance est une vérité difficile à dire par le malade, d’abord parce qu’il pense qu’elle est difficile à entendre par le médecin. Il est donc essentiel que le médecin explique au malade que les difficultés à suivre le traitement (DAST) sont normales. Elles doivent donc faire l’objet d’une discussion empathique lors de chaque consultation. Mais c’est aussi une vérité bien souvent difficile à entendre pour le malade lui même, car elle risque de ternir sa propre image.

III – COMMENT AMELIORER L’OBSERVANCE ?

AALLEGER LES CONTRAINTES

B– EXPLIQUER LES PRESCRIPTIONS

Plus de 50 % des patients ne connaissent pas le nom de leurs médicaments, plus de 70 % ne connaissent pas l’indication de chacun de leurs médicaments. Même si le malade ne pose pas systématiquement les deux questions suivantes, il est important d’y répondre systématiquement : « que dois-je faire si j’oublie de prendre un comprimé ? » « est-ce que je pourrai un jour arrêter le traitement ? ».

C – FAVORISER LA MOTIVATION

D – ACCOMPAGNER LE CHANGEMENT

Le changement comportemental se fait le plus souvent par étapes de durée variable : indifférence, réflexion, préparation à l’action, passage à l’action, maintien du changement.

L’important est de réfléchir à ce que doit être l’attitude des soignants à chacune de ces phases. Elle ne peut se limiter à exhorter le patient à changer son comportement pour éviter les complications.

Dans la phase d’indifférence, il s’agit moins de rappeler le risque qu’interroger le patient sur la raison de son indifférence (déni, angoisse, peur de la dépression, croyances, style de personnalité, …).

Au stade de la réflexion, il s’agit de soupeser avec le patient le pour et le contre du nouveau comportement. Ainsi, il faut commencer par reconnaître que le tabac est un bon psycho-stimulant, un bon anxiolytique, un bon coupe faim, et qu’il y a donc de bonnes raisons à fumer …mais …

Au stade de la préparation à l’action (dans les 6 mois qui précèdent) le soignant doit aider le patient à fixer le quand et le comment de son passage à l’acte.

Lors du passage à l’action, adopter un « profil bas », admiratif, ne pas oublier de féliciter le patient.

Enfin, pour aider au maintien du changement, le médecin doit discuter des difficultés rencontrées, rappeler les avantages du nouveau comportement, évoquer la conduite à tenir en cas de rechute pour ne pas céder au tout ou rien (« j’ai craqué sur un carré de chocolat donc je mange la tablette » « j’ai refumé une cigarette, donc j’achète un paquet » …).

E MODIFIER LA RELATION MEDECIN / MALADE

C’est se départir de la relation parentale propre à la maladie aiguë sévère pour adopter une relation adulte / adulte où le médecin est moins un « ordonnateur » qu’un conseiller, un soutien psychologique, un pédagogue, un entraîneur …

Lors de la maladie aiguë sévère, les soignants visent à calmer l’angoisse par des propos rassurants. Lors de la maladie chronique, il s’agit de transformer l’angoisse pour en faire une force de motivation. Une angoisse trop élevée doit bien sûr être diminuée, mais elle ne doit pas être supprimée. Les moments d’angoisse sont des moments privilégiés pour l’éducation :

L’idéal est finalement d’arriver à partager le pouvoir avec le patient autour de contrats d’objectifs concrets.

RESUME

Comment améliorer l’observance ?

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