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Les protocoles diabète
du Réseau de Santé Paris-Nord:

Traitement médicamenteux du diabète de type 2?

Ce protocole a été révisé pour la dernière fois le 07 /07/2006 .

I – RAPPEL DES POSITIONS ANAES – AFSSAPS

Le traitement initial du diabète de type 2 doit toujours reposer sur le régime et les modifications des habitudes de vie (exercice physique) dont l’effet sera apprécié au bout de 6 mois (recommandation de grade A). Ces règles hygiéno-diététiques seront poursuivies avec la même rigueur durant le traitement médicamenteux (recommandation de grade A). Dans la forme commune du diabète de type 2, la mise à un traitement par insuline n’est pas recommandée lors de la découverte de la maladie (accord professionnel).

Chez les sujets avec surpoids important (indice de masse corporelle supérieure à 28 kg/m2) l’utilisation de la Metformine en monothérapie est recommandée comme traitement de première intention de normalisation glycémique (recommandtion de grade B).

Chez les sujets sans surpoids ou avec surpoids modéré avec indice de masse corporelle inférieure à 28 kg/m2, il est proposé de laisser en libre choix pour le traitement de première intention, les sulfamides hypoglycémiants (et les molécules apparentées), la Metformine, les inhibiteurs de l’alpha glucosidase (accord professionnel).

Le choix de la classe thérapeutique dépend de l’âge, des comorbidités et du degré d’hyperglycémie. En situation d’hyperglycémie importante, les sulfamides hypoglycémiants et la Metformine seront privilégiés (recommandation de grade B).

Une majoration progressive des posologies, quelle que soit la classe thérapeutique utilisée, sera entreprise par paliers, d’une durée le plus souvent de 4 semaines (accord professionnel).

Chez tous les patients, l’effet du traitement médicamenteux de première intention sera évalué à 3 mois et à 6 mois, en mesurant l’hémoglobine glyquée (HbA1c) (recommandation de grade B).

Lorsque la valeur de l’HbA1c se situe entre 6,5 et 8 %, une modification du traitement peut être envisagée en prenant en compte l’âge du patient, l’ancienneté du diabète, ses comorbidités et le rapport avantages / inconvénients d’un changement de traitement (accord professionnel). Lorsque la valeur de l’HbA1c est supérieure à 8 %, une réévaluation de la stratégie thérapeutique doit habituellement être envisagée en prenant en compte l’âge du patient, l’ancienneté du diabète, ses comorbidités (accord professionnel) ».

Rappel :

II – CONSEILS PRATIQUES

Il n’y a jamais d’urgence à prescrire un traitement hypoglycémiant oral chez le diabétique de type 2.

1) la Metformine

2) les inhibiteurs des alpha glucosidases

3) les sulfamides hypoglycémiants

4) les glinides (repaglinide : Novonorm®)

Les glinides agissent comme les sulfamides hypoglycémiants. Ils ne doivent donc pas leur être associés mais ils peuvent être associés à la Metformine. Leur intérêt réside essentiellement dans leur pharmacocinétique avec une durée d’action plus courte que les sulfamides hypoglycémiants. Ils agiraient essentiellement sur les glycémies post prandiales et comporteraient moins de risque d’hypoglycémie à distance des repas. Cependant, leur place par rapport aux sulfamides hypoglycémiants reste à préciser.

5) les glitazones (rosiglitazone, pioglitazone)

agissent en améliorant l’insulino-sensibilité particulièrement au niveau du tissu musculaire. Ils ont une action synergique avec la Metformine qui agit essentiellement en réduisant la production hépatique de glucose. Leur chef de file, la troglitazone, a été retirée du marché en raison de la survenue d’hépatites mortelles. Leur prescription nécessite une surveillance des transaminases. De plus, ils favorisent la prise de poids (par augmentation de la graisse sous cutanée) et ils induisent une rétention sodée. Enfin, ils augmentent le LDL cholestérol (mais également le HDL cholestérol). En attendant le résultat d’études prospectives de morbi-mortalité cardio-vasculaire, ils ne doivent donc être prescrits qu’en 2ème intention, en bithérapie (Metformine + glitazone) ou en association aux sulfamides hypoglycémiants si la Metformine n’est pas tolérée. Ils n’ont pas l’AM.M. pour une trithérapie. L’association à l’insuline est également contre-indiquée.

III – QUELLE STRATEGIE ?

Les seuils de prescription des hypoglycémiants oraux dépendent de plusieurs paramètres mais notamment de leur risque hypoglycémique :

RESUME

Caractéristiques des différentes classes médicamenteuses :

Metformine
Inhibiteurs des alpha-glucosidases
Sulfamides hypoglycémiants
Glinides
Glitazones

Stratégies thérapeutiques

Fonction de l’HbA1c et des profils glycémiques :

Département diabète

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