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Les protocoles
du Réseau de Santé Paris Nord:

Infection par le VHC: prise en charge d'une hépatite aiguë à VHC

Cet outil a été révisé pour la dernière fois le 17 /01/2006 .

Dans la majorité des cas, les malades ne présentent pas de symptômes cliniques à la phase de l’infection virale aigüe. Les symptomes lorsqu’ils sont présents ne sont pas differents de ceux observés dans les autres types d’hépatite. Le malade asymptomatique est souvent détecté par la surveillance, par exemple après un accident d’exposition au sang.

Le diagnostic est basé sur :

On estime actuellement que 30% des sujets infectés par le VHC vont éliminer le virus 2 à 6 mois après la contamination. Bien qu’il ne soit pas possible de prédire l’élimination virale pour un individu, il a été observé que les personnes qui présentent un ictère auraient une probabilité plus grande d’éliminer le virus.

C'est pourquoi la recommandation est de ne pas traiter immédiatement compte tenu de la possibilité d’une guérison spontanée. La recherche de l’ARN viral est rééffectuée par une PCR qualitative du VHC 12 semaines après le début de l’ictère, la date présumée de la contamination ou la première PCR positive. Le traitement est débuté si la PCR VHC est positive à 12 semaines. Le traitement a pour but de limiter le risque d'évolution vers une hépatite chronique.

En attendant cette décision thérapeutique il faut recommander au patient d’éviter de consommer de l’alcool et tout médicament hépatotoxique (paracétamol notamment) susceptible d'entraîner dans ce contexte une hépatite grave. Il est nécessaire d'éliminer une coinfection virale (Ac VIH, AgHBs, AcHBc). La positivité des Ac anti-HBc totaux justifie la recherche secondaire sur le même prélèvement des IgM anti-HBc.

Le bilan préthérapeutique est le même que celui pratiqué chez les malades ayant une hépatite chronique C (voir la fiche correspondante).

Il n'y a pas de consensus sur le schéma thérapeutique, certains préconisent une monothérapie par interféron pégylé (alpha 2 aou b), d'autres une monothérapie de fortes doses d'interféron (5 millions d'unités par jour). Une durée de 6 mois est conseillée. Une durée plus courte de 4 mois pourrait être suffisante mais le niveau de preuve dans la littérature n'est pas suffisant pour la recommander.

Département Mal. Inf.

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