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Les protocoles
du Réseau de Santé Paris-Nord:

Prise en charge des lipodystrophies du sujet porteur du VIH

Cet outil a été révisé pour la dernière fois le 30/01/2010 .

Source : rapport YENI 2010

Attention

Cet article concerne uniquement la prise en charge curative des lipoatrophies et des lipohypertrophies, à l'exclusion du risque cardiovasculaire et métabolique associé à ces pathologies

Présentation clinique, diagnostic

Sous traitement antirétroviral les anomalies de la répartition des graisses associent diversement deux symptômes:

La mesure du poids, du tour de taille, du tour de hanches et du tour de poitrine doit donc être systématique avant l'introduction d'un traitement antirétroviral, puis une fois par an.

Médicaments en cause

Deux inhibiteurs non nucélosidiques, la stavudine (ZERIT) et la zidovudine (AZT), et certaines antiprotéases sont significativement associés au risque de lipodystrophie.

La fréquence de ces complications a beaucoup diminué depuis 2003, suite à l'abandon des molécules les plus délétères de ce point de vue.

Propositions thérapeutiques face à une lipodytrophie

lipoatrophie

Modification du traitement antirétroviral
Utilisation de produits de comblement

Différents produits de comblement sont utilisables et certains vont maintenant l'objet d'un remboursement par la sécurité sociale:

Auto greffe de tissu adipeux

la technique de Coleman consiste à prélever du tissu adipeux dans les zones où il est excédentaire et à le réinjecter dans les zones atrophiées. (joues et tempes surtout). La tolérance est bonne, le résultat dure quelques années. La technique est rembourée après accord de l'assurance maladie.

Traitements médicaux

Une thiazolidinedione, la pioglitazone, pourrait être utile dans le traitement correctif de la lipoatrophie chez les sujets ne recevant plus de stavudine... La pioglitazone peut être proposé en l’absence de contre-indications, chez des patients ayant une lipoatrophie sévère avec un retentissement fonctionnel ou psychologique important, et chez qui l’arrêt des analogues de la thymidine n’a pas entrainé d’amélioration de la lipoatrophie.

Les lignes ci dessus sont issues des recommandations du rapport YENI 2010, mais à l'heure où ce protocole est écrit, il est fortement question du retrait de la pioglitazone eu marché en raison de cancers de la vessie induits par cette molécule. Le réseau de santé Paris Nord estime donc qu'aucune prescription de pioglitazone ne doit être faite, même dans l'indication particulière du traitement de la lipoatrohie du sujet VIH, en l'attente d'informations plus avancées sur le sujet. On rapelle que la rosiglitazone a été retirée du marché en Décembre 2010 en raison d'effets secondaires cardiologiques

Lipohypertrophie

Sa prise en charge est difficile, souvent peu satisfaisante :

Département Mal. Inf.

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